Ses yeux pleuraient, inondaient ses joues de douleur. Elle avait mal. Elle courrait, jusqu'à perdre halaine, jusqu'à ne ressentir plus aucune peur, ni froid, ni haine. Elle en devenait malade. Mais elle ne s'arrêtait pas, elle continuait de courir. Il n'y avait aucune voiture, seulement quelques passants sur les trottoirs. Les rues étaient désertes. Elle était à bout de souffle, elle s'arreta un moment, jetta son sac au sol et se laissa tomber contre un mur. Elle avait les yeux mouillés de larme. Elle attrapa brusquement son sac, ouvri la poche centrale et y sorti un bout de gateau enveloppé dans un plastique. Tout en continuant sa route, elle le mangeait. La route était humide, les rues étaient froides, elle tremblait. À l'horizon on pouvait voir de la lumiere entre les sombres chemins bordés de maison. Elle s'arreta un instant, scruta autour d'elle et compri qu'il y avait un lieu inconnu au fond de la lumiere. Elle s'avança, doucement, comme pour ne pas faire de bruit. Quand elle arriva à l'extrémité de la ruelle, il y avait une dune de sable. Elle enleva ses chaussures, sans s'avoir pourquoi elle le faisait et grippa sur la dune. Elle n'avait plus de force, elle avait mal aux jambes. Mais elle voulait voir ce qui se cachait derriere. Plus elle y montait plus il y avait de la lumiere. Son coeur battait fort, elle tremblait de plus en plus. Arrivée au sommet elle poussa un cri de joie et d'étonnement. Elle connaissait pas ce vaste étendu d'eau salée qui se trouvait devant elle. Personne ne l'avait jamais emmener dans ce lieu magique. Elle ressentait un sentiment étrange, entre la douleur et la haine. Elle était jeune, elle coyait que sa mère l'avait abandonné. Elle s'alongea sur le sable humide et regardait le ciel grisâtre et orangé grâce au couché du soleil qui, on aurait cru plongé dans l'océan. Elle ne s'avait pas quoi penser. Elle ferma ses yeux, puis les réouvri instantanément. Elle regarda autour d'elle, il n'y avait personne, seulement un homme assis pas très loin. Qui l'a regardé de temps en temps. Il était étonné de la voir là, seule sans famille. Mais elle, elle s'en fichait. Elle était épuisée. Elle referma ses yeux et aussitôt s'endormie, dans ce sable humide, froid, et se vent glacé.